Assassinat du Capitaine Seigle le 20 août 1944

Le Capitaine Seigle a été assassiné au lieu-dit Estables, près de Chomelix, en Haute-Loire.

Le 11 août 1944, les Allemands procèdent à des réquisitions de bétail à Bains. 

Le capitaine Seigle, qui avait pris le commandement du maquis de Rougeac, est contrôlé dans la matinée alors qu’il se rend au Puy dans une fourgonnette conduite par Lucien Cornern. Lors de la fouille du véhicule, des grenades sont découvertes. Seigle et Cornern sont arrêtés.

Le chef des FFI de Haute-Loire, le commandant Gévolde, donne l’ordre aux groupes de Rougeac et de Vergezac d’attaquer les Allemands dans le bourg de Bains pour tenter de délivrer les deux prisonniers, en vain. Les prisonniers sont conduits à la kommandantur du Puy (33, boulevard Maréchal Fayolle) pour y être interrogés.

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Libération du Puy en Velay : siège de la kommandantur du Puy en Velay, au 33 boulevard Maréchal Fayolle, août 1944.

Le Capitaine Seigle et son chauffeur ont été fusillés le 20 août 1944 dans le petit bois de Challes à ChomelixPieds et poings liés, Seigle a été mitraillé dans le dos, puis achevé de face par une autre rafale. Son corps, criblé de balles, a été transporté à l’hôpital Emile Roux pour identification.

Selon le Colonel Rémy, Seigle et son chauffeur étaient alors détenus par une colonne de militaires allemands qui étaient pris sous le feu des groupes de résistants. « Les colonnes allemandes se ressoudent à Viverols et vont aborder Usson-en-Forez où les accrochent deux sections « Bir Hakeim » (lieutenant Jammet) et le peloton de gendarmerie du lieutenant Sanvoisin. Débordé, sous les tirs des mortiers, Jammet se replie à la nuit sur Apinac, mais les Allemands comptent 50 nouveaux morts. Sortant d’Estables pour se rendre à Chomelix, la colonne fusille à l’orée d’un bois deux de ses prisonniers, le capitaine Seigle et son chauffeur ».

Carte des maquis de Haute-Loire (été 1944).

Wilhelm Löschke, officier commandant de l’Etat-major de liaison (Verbindungsstab) fut accusé du meurtre du Capitaine Seigle, de son chauffeur Lucien Cornern et du jeune Marcel-Jean Chabut. Capturé , il se suicidera par pendaison dans sa cellule à la prison du Puy, le 25 septembre 1944, avant son jugement (Les Résistances sur le Plateau Vivarais-Lignon (1938-1945) : Témoins, témoignages et lieux de mémoires. Les oubliés de l’histoire parlent, Editions du Roure, 2005, p. 169). Le major Julius Schmäling, commandant de la garnison, affirma qu’il n’avait jamais été au courant des conditions de l’exécution (Philip Hallie, In the Eye of the Hurricane: Tales of Good and Evil, Help and Harm, Wesleyan university, 2001).

La dépouille du Capitaine Seigle repose dans le caveau de la famille Valette au Puy en Velay.

Sources bibliographiques

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