Le mystère Seigle : la piste de la Société « Les Carburants Français » (septembre 1943)

FORNELLI indique dans son témoignage qu’il a fait la connaissance de SEIGLE en septembre 1943. Il avait été informé de la création du camp du Pré Carré, placé sous l’autorité de DE LASSUS, et commandé par SEIGLE.

SEIGLE avait rejoint le Pré Carré avec d’autres résistants qui étaient, semble-t-il, « passés» par la Société des Carburants Français :

  • HUYSMANS, dit « KLEBER », présenté comme étant le neveu de SEIGLE
  • Marcel BROCHIER, de RIVES sur FURE, dit « BIRON» ou « LA GLOBULE »

Un second témoignage (celui de Louis DOUILLET, dont l’Hommage au Capitaine SEIGLE a été publié dans la Voix du Maquis en 2011) confirme de rôle joué par cette entreprise.

La « Société des Carburants Français », ou plus exactement la société « Les Carburants Français »,  était une société de bûcheronnage pour gazogènes installée dans le Haut Valromey, au col de Richemont, au-dessus du village de Chanay. L’un des responsables de cette société n’était autre que le Lieutenant DE LASSUS SAINT GENIES, qui faisait office de Chef de chantier.

Cette société était un point de ralliement pour tous ceux qui souhaitaient se soustraire aux recherches des Allemands et de la Milice, notamment des réfractaires au STO (« Dans l’Ain, l’histoire du maquis de Richemond », Gilbert GONTHIER, Ed. BELLIER, mai 2010).

SEIGLE est entré en contact avec DE LASSUS en février ou mars 1943 (source DOUILLET).

Dans son témoignage paru en 1980 dans  La Voix du Maquis (« Le Capitaine SEIGLE, co-fondateur des Maquis de l’Ain Maquis Lorraine – Pré Carré »), TERRAIL  indique que plusieurs personnes, recherchées par les autorités de Vichy ou par les nazis, trouvèrent refuge à la Société Les Carburants Français en même temps que SEIGLE : KLEBER, MONIER, André BRETONNIERE « ANDREAS », SCHNEIDER « LE TAILLEUR », DUBOULOT, PECRET, « TERRAIL », LE PEPE, JANNOT BERNE, BERNARD HENRI GONNET.

La société LCF a été reprise en 1945 par Mme Louise HOTTLET, dont le mari, d’origine Belge, était comptable à la Compagnie Nationale du Rhône avant la guerre, et dont l’un des fils, Louis, a combattu dans les maquis de l’Ain (Groupe MINET) avant d’être exécuté par les Allemands le 9 avril 1944 (Source : http://www.1914-1918.be/service_sante_sanatorium_elisabeth_chanay.php).

D’après Hélène et Paul PERCEVEAUX, auteurs de Histoire du Valromey (2004), Seigle serait un ancien militaire (adjudant). Si cette hypothèse est exacte, il a peut-être servi sous les ordres de Lassus Saint-Genies, ce qui expliquerait la confiance qu’il avait en lui pour lui confier l’organisation du camp.

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2 commentaires pour Le mystère Seigle : la piste de la Société « Les Carburants Français » (septembre 1943)

  1. POULAT J-A dit :

    Bonjour,
    Je suis tombé sur votre site en recherchant des informations sur mon grand-père Fernand POULAT, appelé « Terrail » pendant la résistance et dont vous parlez dans plusieurs de vos articles.
    C’est avec une immense tristesse que je vous annonce son décès. Son passé, l’histoire de France et surtout de la Résistance était sa plus grande passion.

    Bien à vous.
    Le petit fils de « TERRAIL »

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