Photographie de la dépouille du Capitaine Seigle (Mario Ferrari – août 1944)

Novembre 2018

Un petit pas de plus dans ma quête d’informations pour l’identification du Capitaine Seigle, ce chef de maquis assassiné le 20 août 1944 par un groupe de soldats allemand placés sous les ordres de Wilhelm Löschke, officier commandant du Verbindungsstab.

L’ami Laurent Rauzier qui s’attache à veiller sur la mémoire des résistants du groupe des Ardents, a retrouvé une photo dans les archives des Ardents. Il s’agit d’une photo de la dépouille du Capitaine Seigle prise juste après son assassinat. Elle a été réalisée par Mario Ferrari, un photographe de Langeac.

 

Il semble qu’une épreuve de cette photographie soit aussi détenue par le musée du Mont Mouchet.

 

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Le Capitaine Seigle dans les documents historiques et dans la littérature

André JACQUELIN, La Juste colère du Val d’Enfer: la révolte de la Résistance, de la vraie, de Gaulle a-t-il trahi la Résistance? Promotion et édition Jacquelin, 1968.

Gilles LEVY, Francis CORDET, À nous, Auvergne ! Presses de la Cité, 1974.

Colonel ROMANS-PETIT, Les Maquis de l’Ain, 1974.

Colonel REMY, La Résistance en Auvergne, Limousin, Berry et Bourbonnais, Saint Clair, 1975.

Commandant EVEN, Journal d’opérations de l’État-major principal de liaison no. 588 de Clermond-Ferrand (1er janvier-23 août 1944), traduction et annotations du Kriegs-Tage-Buch Haupt-Verbindung-Stab-588, ministère de la défense, Etat-major de l’armée de terre, service historique, 1975, notice BNF FRBNF34593280.

Gilbert CASTANET, Le Devès Occupation et Maquis 1939-1945.

Fernand BOYER, Témoins de pierre du sang versé: Les monuments de la Résistance en Haute-Loire, Éditions de la Société académique, 1983.

Paulette GERVAIS, René CHANY, La Résistance à Brioude et dans la région, imprimerie Robert, 1986.

Lucien VOLLE, Par ceux qui l’ont faite, la Résistance: des maquis de la Haute-Loire jusqu’au bord du Rhin : la singulière épopée du « Groupe Lafayette » ? , Imprimerie Jeanne d’Arc, 1988.

PLANTIN-GIRAUD, La bataille de Bains, témoignage sur la journée du 11 août 1944, Bulletin de la Société académique, tome LXVII, 1991.

René GENTGEN, L’Armée secrète de la Loire: les combats de juillet à septembre 1944, Service historique de l’Armée de terre, 1992

Philip HALLIE, In the Eye of the Hurricane: Tales of Good and Evil, Help and Harm, Wesleyan University Press, 2001.

Robert SABATIER, Olivier 1940, Albin Michel, 2003 (roman).

Hélène et Paul PERCEVEAUX, Histoire du Valromey, 2004.

Les Résistances sur le Plateau Vivarais-Lignon (1938-1945): Témoins, témoignages et lieux de mémoires. Les oubliés de l’histoire parlent, Editions du Roure, 2005.

Robert SABATIER , Les trompettes guerrières, 2007 (roman).

Roger MAURIN, La résistance au Puy et en Haute-Loire. Un regard critique sur « le boulevard Carnot occupé », 2016

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Carte des maquis de Haute-Loire (été 1944)

Extrait des cartes des maquis de Haute-Loire (été 1944). Le maquis de Rougeac se situe dans la zone des FFI Auvergne (zone 8). Le corps du capitaine Seigle sera retrouvé vers Estables, non loin de l’Etat-Major des des FFI de Haute-Loire.

Carte établie en 1973. Elle est archivée aux Archives départementales de la Haute-Loire.

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Libération du Puy en Velay le 19 août 1944

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Les premières opérations de libération de l’Auvergne furent celle du Puy en Velay le 18 août 1944, menées par le groupe Lafayette de Lucien Volle. La ville a été libérée le 19.

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La Haute-Loire a payé un lourd tribu dans sa lutte contre l’occupant nazi : plus de 240 Altiligériens ont été fusillés ou sont tombés au combat

Sources des images : site cpauvergne.com

Célébration du 69 ème anniversaire de la libération du Puy en Velay.

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Groupe Franc (Maquis de Rougeac) du Capitaine Seigle

Photographie des hommes composant le Groupe Franc dirigé par le Capitaine Seigle. Elle a été prise au Puy en Velay en octobre 1944, 2 mois après l’assassinat de leur Commandant et du maquisard Cornern.

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Photographie : Studio Machabert, 6 octobre 1944

Le groupe du Capitaine Seigle s’était installé à Rougeac dans la 8ème zone, entre Sainte-Marie-des-Chazes et Vergues, aux côtés du groupe Cohalion (Tailleur)

On remarque en arrière-plan le socle vide de la statue du Général LAFAYETTE. Elle avait été démontée par les allemands en vue d’être détruite en fonderie. Mais la statue du Général fut ensuite soustraite à l’occupant le 23 décembre 1943 par un groupe de 70 résistants (Article sur le sort de la statue du général LAFAYETTE)

« au cours de la nuit du 22 au 23 décembre […] quelque soixante-dix hommes, venus de divers côtés, avancent silencieusement autour du parc […] Il faudra relativement peu de temps à Pierre Hébrard pour ouvrir les lourdes portes, côté Musée, du « Fer-à-cheval », à Edmond Chomet pour couper les fils téléphoniques de la loge du gardien, et aux « gros bras » pour charger le « général » sur une remorque et le sortir du jardin. »

Extrait de l’ouvrage de Lucien VOLLE (Capitaine Lulu), La singulière épopée du groupe Lafayette, imp. Jeanne d’Arc, 1987

 

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Dépôt de gerbe à la mémoire du Capitaine Seigle (août 2014)

Une gerbe a été déposée à la mémoire du Capitaine Seigle, au lieu de son assassinat, à Chomelix (Bois de Challes).

Article du Progrès du 25 août 2014.

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Assassinat du Capitaine Seigle le 20 août 1944

Le Capitaine Seigle a été assassiné au lieu-dit Estables, près de Chomelix, en Haute-Loire.

Le 11 août 1944, les Allemands procèdent à des réquisitions de bétail à Bains. 

Le capitaine Seigle, qui avait pris le commandement du maquis de Rougeac, est contrôlé dans la matinée alors qu’il se rend au Puy dans une fourgonnette conduite par Lucien Cornern. Lors de la fouille du véhicule, des grenades sont découvertes. Seigle et Cornern sont arrêtés.

Le chef des FFI de Haute-Loire, le commandant Gévolde, donne l’ordre aux groupes de Rougeac et de Vergezac d’attaquer les Allemands dans le bourg de Bains pour tenter de délivrer les deux prisonniers, en vain. Les prisonniers sont conduits à la kommandantur du Puy (33, boulevard Maréchal Fayolle) pour y être interrogés.

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Libération du Puy en Velay : siège de la kommandantur du Puy en Velay, au 33 boulevard Maréchal Fayolle, août 1944.

Le Capitaine Seigle et son chauffeur ont été fusillés le 20 août 1944 dans le petit bois de Challes à ChomelixPieds et poings liés, Seigle a été mitraillé dans le dos, puis achevé de face par une autre rafale. Son corps, criblé de balles, a été transporté à l’hôpital Emile Roux pour identification.

Selon le Colonel Rémy, Seigle et son chauffeur étaient alors détenus par une colonne de militaires allemands qui étaient pris sous le feu des groupes de résistants. « Les colonnes allemandes se ressoudent à Viverols et vont aborder Usson-en-Forez où les accrochent deux sections « Bir Hakeim » (lieutenant Jammet) et le peloton de gendarmerie du lieutenant Sanvoisin. Débordé, sous les tirs des mortiers, Jammet se replie à la nuit sur Apinac, mais les Allemands comptent 50 nouveaux morts. Sortant d’Estables pour se rendre à Chomelix, la colonne fusille à l’orée d’un bois deux de ses prisonniers, le capitaine Seigle et son chauffeur ».

Carte des maquis de Haute-Loire (été 1944).

Wilhelm Löschke, officier commandant de l’Etat-major de liaison (Verbindungsstab) fut accusé du meurtre du Capitaine Seigle, de son chauffeur Lucien Cornern et du jeune Marcel-Jean Chabut. Capturé , il se suicidera par pendaison dans sa cellule à la prison du Puy, le 25 septembre 1944, avant son jugement (Les Résistances sur le Plateau Vivarais-Lignon (1938-1945) : Témoins, témoignages et lieux de mémoires. Les oubliés de l’histoire parlent, Editions du Roure, 2005, p. 169). Le major Julius Schmäling, commandant de la garnison, affirma qu’il n’avait jamais été au courant des conditions de l’exécution (Philip Hallie, In the Eye of the Hurricane: Tales of Good and Evil, Help and Harm, Wesleyan university, 2001).

La dépouille du Capitaine Seigle repose dans le caveau de la famille Valette au Puy en Velay.

Sources bibliographiques

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Blessure du Capitaine SEIGLE dans les combats de Ruffieu (2 février 1944)

Le site dédié à l’histoire des maquis de l’Ain relate les combats de Ruffieu à l’occasion desquels le Capitaine SEIGLE a été blessé

http://www.maquisdelain.org/index.php?r=article&id=68

C’est après cette blessure que le Capitaine SEIGLE semble avoir rejoint les maquis de Haute-Loire, après une convalescence sur laquelle on n’a que peu d’informations.

 

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Le mystère Seigle : la piste de la Société « Les Carburants Français » (septembre 1943)

FORNELLI indique dans son témoignage qu’il a fait la connaissance de SEIGLE en septembre 1943. Il avait été informé de la création du camp du Pré Carré, placé sous l’autorité de DE LASSUS, et commandé par SEIGLE.

SEIGLE avait rejoint le Pré Carré avec d’autres résistants qui étaient, semble-t-il, « passés» par la Société des Carburants Français :

  • HUYSMANS, dit « KLEBER », présenté comme étant le neveu de SEIGLE
  • Marcel BROCHIER, de RIVES sur FURE, dit « BIRON» ou « LA GLOBULE »

Un second témoignage (celui de Louis DOUILLET, dont l’Hommage au Capitaine SEIGLE a été publié dans la Voix du Maquis en 2011) confirme de rôle joué par cette entreprise.

La « Société des Carburants Français », ou plus exactement la société « Les Carburants Français »,  était une société de bûcheronnage pour gazogènes installée dans le Haut Valromey, au col de Richemont, au-dessus du village de Chanay. L’un des responsables de cette société n’était autre que le Lieutenant DE LASSUS SAINT GENIES, qui faisait office de Chef de chantier.

Cette société était un point de ralliement pour tous ceux qui souhaitaient se soustraire aux recherches des Allemands et de la Milice, notamment des réfractaires au STO (« Dans l’Ain, l’histoire du maquis de Richemond », Gilbert GONTHIER, Ed. BELLIER, mai 2010).

SEIGLE est entré en contact avec DE LASSUS en février ou mars 1943 (source DOUILLET).

Dans son témoignage paru en 1980 dans  La Voix du Maquis (« Le Capitaine SEIGLE, co-fondateur des Maquis de l’Ain Maquis Lorraine – Pré Carré »), TERRAIL  indique que plusieurs personnes, recherchées par les autorités de Vichy ou par les nazis, trouvèrent refuge à la Société Les Carburants Français en même temps que SEIGLE : KLEBER, MONIER, André BRETONNIERE « ANDREAS », SCHNEIDER « LE TAILLEUR », DUBOULOT, PECRET, « TERRAIL », LE PEPE, JANNOT BERNE, BERNARD HENRI GONNET.

La société LCF a été reprise en 1945 par Mme Louise HOTTLET, dont le mari, d’origine Belge, était comptable à la Compagnie Nationale du Rhône avant la guerre, et dont l’un des fils, Louis, a combattu dans les maquis de l’Ain (Groupe MINET) avant d’être exécuté par les Allemands le 9 avril 1944 (Source : http://www.1914-1918.be/service_sante_sanatorium_elisabeth_chanay.php).

D’après Hélène et Paul PERCEVEAUX, auteurs de Histoire du Valromey (2004), Seigle serait un ancien militaire (adjudant). Si cette hypothèse est exacte, il a peut-être servi sous les ordres de Lassus Saint-Genies, ce qui expliquerait la confiance qu’il avait en lui pour lui confier l’organisation du camp.

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Attestation du Lieutenant Antoine FORNELLI, chef du Groupe Franc « ANTOINE »

Voici le fac similé de l’attestation très complète rédigée en novembre 1987 par le Lieutenant FORNELLI, qui avait cotoyé le Capitaine SEIGLE dès septembre 1943, lors de la création du camp du Pré Carré.

Il y apparaît que le Capitaine SEIGLE était déjà connu des milieux résistants du Valromey, ce qui incite à penser que SEIGLE est peut être arrivé dans l’Ain quelques mois plus tôt.

FORNELLI indique par ailleurs que SEIGLE aurait pu avoir un neveu (HUYSMANS, dit « KLEBER »), lequel l’aurait accompagné dès son passage à la Société des Carburants Français, dirigée par DE LASSUS.

Document consultable ici

Archives :

  • Mairie de Hotonnes (Ain)
  • Archives Départementales de l’Ain
  • Office Départementalm des Anciens Combattants à Bourg en Bresse
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